Le choc des titans

Le grand débat de l’année 2018 s’annonce déjà comme une confrontation entre les acteurs de la filière fruits et légumes.

De quoi parlons-nous ? du zéro résidu… une tendance toute nouvelle que la solution Selfdata-drive.com va nous permettre d’appréhender dans tous ses enjeux.

Certains l’annoncent comme une troisième voie pour l’agriculture. A mi chemin entre le label Bio et l’agriculture raisonnée.

Qu’en est-il réellement ?

Rien n’est encore figé, les lignes bougent.

Déjà le nom pose question. Parlons nous de « sans pesticide » comme l’annonce sur son packaging cet opérateur en tomate cerise. Où alors de zéro résidu de pesticides comme l’affiche cet autre acteur sur sa barquette de mâche. Sommes-nous dans une démarche de filière amont ou alors avons-nous déjà glissé sur une démarche MdD (Marque de Distributeur). Leclerc apporte sa réponse.

Remettons les choses en perspective.

La démarche démarre dans les Drive en juin 2017 dans l’enseigne Casino sous l’impulsion de la tomate. On y trouve une tomate cerise sans pesticide en barquette 220g, à un prix de vente moyen consommateur sur la campagne de 2,41€.Le produit prend alors le nom de Tomate cerise sans pesticide. Tout commence à s’accélérer en décembre 2017 avec un élargissement de la gamme chez Casino à d’autres espèces. L’oignon, l’ail et la pomme y font leur apparition.

C’est en ce début d’année 2018 qu’une autre enseigne affiche sa volonté de se jeter dans la bataille. Ainsi Leclerc arrive avec une gamme agrume sans résidu en provenance d’Espagne. Cette démarche à l’état embryonnaire est pilotée par la socamaine.

En ouvrant cette démarche au niveau Européen, Leclerc ouvre des possibilités à l’ensemble des acteurs de la filière.

Et le consommateur dans tout cela.

Nous sommes bel et bien partis dans une course à l’échalote. Quel sera le cahier des charges le mieux disant. Dans tous les cas, l’acteur qui fera acte d’une totale et absolue transparence à l’égard du consommateur apportera les gages les plus solides. De la même manière l’opérateur qui ouvrira ses portes à l’ensemble des forces sociétales – associations de consommateur, organisations non gouvernementales … – fera pencher l’opinion de son côté et créera ce lien de confiance qu’a su établir le label BIO.

En conclusion

A travers cette observation réalisée à partir de la solution selfdata-drive.com, on peut imaginer que d’autres expériences sur le terrain se mettent en place. A ce stade de l’histoire, les producteurs français ont tout à gagner mais la bataille est loin d’être finie, il faudra alors afficher un front uni et déployer de véritables moyens afin de communiquer très largement auprès du grand public sur la base d’un projet solide et pérenne.

De la même manière, l’Etat a son rôle à jouer. Mais comment les pouvoirs publics vont-ils légiférer et au bénéfice de quels acteurs ? Dans tous les cas, les Etats généraux de l’alimentation sont passés à côté du sujet. Et pourtant le ministère de l’agriculture était informé de l’existence de la solution selfdata-drive.com … il n’est jamais trop tard pour bien faire.

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